La canicule a du bon pour les marchands de fraîcheur. Sur BFM, la patronne de Picard Surgelés a résumé l'emballement d'une formule : « Nous vendons 11 glaces par seconde en ce moment », évoquant une hausse de 10 à 15 % du chiffre d'affaires de l'enseigne liée à la vague de chaleur, rapporte BFMTV.
Tout le rayon frais s'envole
Le phénomène dépasse les seules glaces. Dès qu'une canicule s'installe, la demande explose sur les boissons fraîches, l'eau, les fruits de saison (melons, pastèques) — mais aussi les ventilateurs et climatiseurs, raflés en quelques heures dans les grandes surfaces. Pour les distributeurs, la météo est devenue un véritable indicateur stratégique, intégré à la gestion des stocks et des commandes.
La chaîne du froid sous pression
Cette ruée a une contrepartie : la logistique du froid est mise à rude épreuve. Les rayons se vident plus vite qu'ils ne se réapprovisionnent, et le transport de surgelés par forte chaleur exige une vigilance accrue pour préserver la chaîne du froid. Résultat, des ruptures temporaires apparaissent sur les produits les plus demandés.
Un marché qui ne fond plus l'hiver
Au-delà de l'épisode estival, la glace s'est désaisonnalisée : on en consomme désormais toute l'année. La canicule agit comme un accélérateur ponctuel sur un marché déjà porteur, où les enseignes multiplient les références. De quoi transformer chaque pic de chaleur en pic de ventes — à condition de réussir à suivre la cadence.



