Le message est clair, et le risque assumé. Le ministre de l'Économie Roland Lescure a affirmé préférer « que la France ait un budget, quitte à ce que je tombe », plaidant pour un compromis avec le Parlement tout en maintenant son objectif d'un déficit public ramené à 5 % du PIB, rapporte BFM Business.

Trouver un accord, sans renier la trajectoire

La formule résume le dilemme de l'exécutif : dans un paysage parlementaire sans majorité claire, faire adopter un budget suppose des concessions — mais le ministre prévient qu'il ne lâchera pas sur la cible de déficit, qu'il juge indispensable pour la crédibilité du pays. Autrement dit, la main est tendue aux oppositions sur les modalités, pas sur l'objectif chiffré.

Une équation budgétaire sous tension

La France reste engagée dans un effort de redressement de ses comptes publics, sous l'œil des marchés et de Bruxelles. Tenir l'objectif des 5 % suppose des arbitrages difficiles entre recettes et dépenses, dans un contexte de croissance modérée. En liant explicitement le sort du budget au sien — « quitte à ce que je tombe » —, Roland Lescure place la responsabilité du compromis dans le camp du Parlement, à l'approche de négociations qui s'annoncent serrées.

Sujet appelé à évoluer au fil des discussions budgétaires.