L'épisode est exceptionnel par son ampleur et sa précocité. Ce vendredi 26 juin, Météo-France maintient 61 départements en vigilance rouge canicule — le niveau d'alerte maximal —, rapporte Le Progrès. La quasi-totalité du pays est concernée, à des degrés divers.
Un pic de chaleur historique
La séquence a battu des records : le 24 juin a été l'une des journées les plus chaudes jamais mesurées en moyenne sur le territoire pour un mois de juin, avec des pointes dépassant 40 °C dans de nombreuses villes. Une légère décrue est attendue par l'ouest pour le week-end, à la faveur d'une dégradation orageuse — mais la chaleur restera marquée sur l'est.
Des noyades en série
Le bilan humain le plus visible est celui des noyades : plusieurs dizaines de personnes — selon les autorités, essentiellement des jeunes — ont péri depuis le début de l'épisode en cherchant à se baigner, souvent dans des plans d'eau non surveillés. Les secours alertent sur le risque d'hydrocution, ce choc thermique provoqué par l'entrée dans une eau froide quand le corps est surchauffé. Le bilan des décès directement liés à la chaleur, lui, ne sera établi par Santé publique France que plusieurs semaines après l'épisode.
Hôpitaux sous tension
Côté soins, le plan ORSAN — dispositif de gestion de crise sanitaire — a été porté à son niveau maximal, entraînant la déprogrammation d'opérations non urgentes pour libérer lits et personnels. Le Samu de Paris décrit des urgences « au maximum » de leur capacité, selon Franceinfo, sans débordement pour l'instant mais avec une nette hausse des cas liés à la chaleur.
Le brevet maintenu, sous aménagements
Malgré tout, le diplôme national du brevet a été maintenu : quelque 854 000 collégiens composaient ce vendredi. Le ministère a prévu des aménagements — pauses fraîcheur, effectifs réduits par salle, sorties facilitées. Des milliers d'écoles avaient par ailleurs fermé ou aménagé leurs horaires en début de semaine. Le débat sur l'adaptation des bâtiments scolaires et du calendrier des examens à des étés de plus en plus chauds, lui, ne fait que commencer.



