Le pari était audacieux : un diptyque de cinéma consacré à Charles de Gaulle, sorti en deux temps à quelques semaines d'intervalle. Après un premier volet centré sur les années 1940-1942, la seconde partie, « J'écris ton nom », arrive en salles, note Le Progrès.

De Londres à la Libération

Ce second opus prend en charge la période 1943-1944 : la consolidation de la France libre, la figure de Jean Moulin et la Résistance, jusqu'à la Libération de Paris — la séquence la plus dramatiquement dense de l'épopée gaullienne. De quoi offrir au film un souffle que le premier volet, plus exposé à la linéarité d'une mise en place historique, atteignait moins facilement.

Abkarian, au centre du jeu

Dans le rôle du Général, Simon Abkarian fait l'unanimité ou presque, selon les fiches presse. Un choix d'acteur a priori inattendu, mais salué pour sa capacité à incarner la fragilité d'un homme contraint d'afficher une certitude permanente. Autour de lui, une distribution dense fait vivre les figures de la France libre et des Alliés.

Un accueil un cran au-dessus

Si le premier film avait divisé — fresque populaire maîtrisée pour les uns, narration trop illustrative pour les autres —, ce second volet semble bénéficier d'un accueil un peu plus favorable, jugé plus cohérent dans le ton. Les réserves entendues sur la première partie (un certain académisme) demeurent selon les sensibilités, mais la direction d'acteurs et l'alternance entre coulisses politiques et grandes scènes de la Libération sont mises en avant.

Une vague de récits historiques

Le diptyque s'inscrit dans un regain d'intérêt du cinéma français pour le biopic historique. Présenté lors d'un grand festival au printemps, il referme son arc sur la séquence la plus symbolique de la geste gaullienne : le retour sur le sol français et la promesse tenue. Un projet imparfait peut-être, mais d'une ambition qui force le respect — et une belle porte d'entrée, pour le grand public, vers une page décisive de l'histoire de France.