L'histoire avait fait sourire le printemps dernier : un essaim de plusieurs milliers d'abeilles s'était brusquement aggloméré sous la selle d'un vélo stationné près de la station Palais-Royal–Musée du Louvre, en plein cœur de Paris. Quelques mois plus tard, l'aventure a une suite gourmande : la colonie a donné quelque 300 pots de miel « collectors » au « goût très floral », raconte Le Parisien.

L'essaimage, un déménagement de printemps

Pourquoi des abeilles s'installent-elles sur un vélo ? C'est le phénomène de l'essaimage : au printemps et en début d'été, quand une colonie devient trop nombreuse, la reine quitte la ruche avec une partie des ouvrières pour fonder un nouveau foyer. L'essaim se pose alors en grappe sur le premier support venu — branche, mur… ou selle de bicyclette — en attendant que des éclaireuses trouvent un logis. Bonne nouvelle pour les passants : un essaim posé est peu agressif, faute de territoire à défendre, rappelle Franceinfo.

L'apiculteur urbain à la rescousse

Plutôt que de détruire l'essaim, un apiculteur urbain est intervenu pour le récupérer et l'installer dans une ruche parisienne. Une pratique courante dans la capitale, où des réseaux de « cueilleurs d'essaims » sécurisent ces situations chaque saison et réintègrent les abeilles dans un circuit apicole local.

Un miel rare, et un symbole

De cette colonie est né un miel en quantité confidentielle — d'où le tirage au sort pour s'en procurer un pot. Au-delà de l'anecdote, l'épisode illustre la vitalité de l'apiculture urbaine : loin des clichés champêtres, le miel parisien, butiné sur la grande diversité florale de la ville, est aujourd'hui reconnu et primé. La preuve, savoureuse, que la biodiversité s'invite jusque sous nos selles.