Le dégel. Après des années de bras de fer, la Ville de Paris et le Paris Saint-Germain ont tenu ce 25 juin une première réunion officielle consacrée à l'avenir du Parc des Princes, rapporte RMC Sport. Un comité de pilotage réunissant la municipalité, le club et les collectivités concernées a lancé les études devant éclairer, à l'automne, une éventuelle vente.

Des années de blocage

Le stade appartient à la Ville de Paris. Sous la mandature d'Anne Hidalgo, la mairie avait toujours refusé de le céder, au grand dam du PSG, qui conditionne ses investissements — notamment un agrandissement de la capacité, aujourd'hui d'environ 48 000 places — à la propriété ou à un bail de très longue durée. Faute d'accord, le club avait étudié des projets de stade ailleurs en Île-de-France, à Massy ou Poissy, sans suite concrète. Son bail actuel court jusqu'en 2044.

Un virage politique

Le changement de cap est venu du renouvellement de l'exécutif parisien au printemps 2026 : la nouvelle municipalité s'est dite ouverte à une vente, et le Conseil de Paris a donné mandat pour négocier. La réunion de ce 25 juin en est la première traduction concrète, souligne Ouest-France. Le prix de cession, lui, reste confidentiel : il s'appuiera sur une évaluation des Domaines.

Des enjeux qui dépassent le foot

Pour le PSG, champion d'Europe en titre, devenir propriétaire d'un stade modernisé et agrandi ouvrirait d'importantes marges sur les revenus (billetterie, hospitalités, événements). Pour la Ville, l'enjeu est aussi urbain : repenser le quartier de la Porte de Saint-Cloud, ses mobilités et ses espaces. Les deux parties affichent désormais un intérêt convergent — reste à s'entendre sur le prix, vrai verrou du dossier. La décision est attendue à l'automne 2026.