Le bilan du naufrage que nous suivons depuis le week-end continue de s'alourdir. Selon Al Jazeera, le nombre de morts du naufrage du ferry MV Barima, au large des côtes du Guyana, est passé à 41 le 21 juillet, après la découverte de quatorze corps supplémentaires. La veille, il était de 27.
Un décompte qui progresse jour après jour
Les chiffres au 21 juillet font état de 41 morts et de 77 rescapés. Des dizaines de personnes restent portées disparues, et le bilan est susceptible de continuer à évoluer à mesure que les recherches se poursuivent.
Cette progression, corps après corps, est malheureusement caractéristique des naufrages : les victimes ne sont pas toutes retrouvées immédiatement, et le décompte définitif prend des jours, parfois davantage.
Le doute sur le nombre réel de passagers
Un élément déjà relevé dans les premiers jours se confirme et complique tout : on ne sait pas combien de personnes se trouvaient exactement à bord.
Le manifeste officiel du navire listait 133 personnes. Mais les autorités estiment désormais qu'elles étaient en réalité 179. Cet écart de plusieurs dizaines de personnes n'est pas un détail : il signifie que le nombre de disparus, et donc le bilan final, ne peut pas être établi avec certitude à partir des documents de bord. Un registre inexact rend impossible un décompte fiable, dans un sens comme dans l'autre.
Un équipage sous enquête
Le volet judiciaire, lui aussi, se précise dans le sens des premières constatations. L'enquête pointe deux facteurs : un manifeste incomplet et un possible usage de stupéfiants au sein de l'équipage.
Le capitaine et au moins un membre d'équipage ont été interpellés après avoir été contrôlés positifs au cannabis. Les autorités ont rappelé leur tolérance zéro à l'égard de la consommation d'alcool ou de drogue par l'équipage en service.
Un navire de 1939
L'âge du bateau reste l'autre interrogation de fond. Le MV Barima, mis en service en 1939, a chaviré samedi soir alors qu'il assurait la liaison entre Georgetown, la capitale, et Port Kaituma, dans le nord-ouest du pays.
Pour un pays où la voie maritime est souvent le seul lien praticable entre la capitale et les régions isolées, la question de l'état et du contrôle des navires de transport de passagers se posera avec insistance une fois les recherches terminées.
Ce que l'on saura, et quand
À ce stade, deux inconnues commandent la suite : le nombre exact de personnes embarquées, que l'enquête devra reconstituer autrement que par le manifeste, et les causes précises du naufrage, entre l'hypothèse d'une forte vague et celle d'un problème lié au navire ou à sa conduite.
Nous continuerons de suivre l'évolution du bilan, en nous en tenant aux chiffres officiels datés plutôt qu'aux estimations qui circulent en cours de recherche.



