C'était une formalité, mais elle scelle un cap. Réunie pour son 51e congrès confédéral à Bordeaux, la CFDT a reconduit Marylise Léon au poste de secrétaire générale pour un mandat de quatre ans, rapporte Libération. Le rapport d'activité du mandat écoulé avait été largement approuvé par les délégués.
Du terrain à la tête du premier syndicat de France
Chimiste de formation, Marylise Léon est venue au syndicalisme dans les années 2000. Elle a gravi les échelons de la CFDT avant d'en prendre la direction en juin 2023, succédant à Laurent Berger — devenant la deuxième femme à diriger la confédération après Nicole Notat. La CFDT demeure le premier syndicat de France, en tête de la représentativité dans le secteur privé devant la CGT, souligne La Croix.
Pouvoir d'achat, services publics et écologie
Devant les délégués, la secrétaire générale a fixé les priorités du mandat : la défense du pouvoir d'achat, l'attention portée à la fonction publique, l'amélioration des conditions de travail et la prise en compte des risques liés à la transition écologique. La confédération entend aussi peser sur le débat institutionnel et porter ses revendications dans les grandes échéances à venir.
Cap sur 2027
Ce congrès est aussi un rendez-vous de positionnement. À moins d'un an d'une élection présidentielle où l'extrême droite figure en tête des sondages, Marylise Léon a réaffirmé la ligne d'opposition ferme de la CFDT à ce courant, qu'elle juge contraire aux valeurs du syndicat. Reconduite pour quatre ans, elle devra concilier dialogue social, mobilisations ciblées et défense d'un modèle réformiste, dans un climat politique et social particulièrement incertain.



