Un seuil symbolique de nouveau franchi

C'est un signal que les automobilistes attendaient : le gazole et le SP95 sont tous deux repassés sous la barre de 1,90 euro le litre, rapporte BFM Business. C'est la première fois que ce niveau est atteint à la baisse depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, qui avait fait flamber les cours du brut et, dans la foulée, les prix à la pompe au-delà de 2 euros pour le sans-plomb.

La détente du baril en cause

Le retournement vient du marché pétrolier. Après le pic provoqué par les tensions et les craintes sur le détroit d'Ormuz — par lequel transite une part majeure du pétrole mondial —, le baril de Brent a nettement reflué ces dernières semaines. Cette baisse se répercute à la pompe avec un décalage de deux à trois semaines, le temps que les stocks se renouvellent. Les prix des carburants suivent ainsi, avec retard, les soubresauts géopolitiques.

Ce que cela change pour les ménages

Pour un plein de 50 litres, la baisse représente une économie de quelques euros par rapport aux niveaux du printemps — une bouffée d'air bienvenue dans un contexte de tensions persistantes sur le pouvoir d'achat. Les transporteurs routiers, premiers touchés par l'envolée des prix, devraient eux aussi voir leurs coûts se stabiliser, ce qui peut modérer la pression sur certains prix.

Un répit fragile

La prudence reste de mise. Tant que la situation au Moyen-Orient demeure instable, une nouvelle flambée du baril — et donc des prix à la pompe — ne peut être exclue. Les automobilistes ont donc tout intérêt à profiter de l'accalmie, sans tenir le retour sous 1,90 euro pour acquis. Pour comparer les prix près de chez soi, le comparateur public reste l'outil le plus fiable.