Une décrue qui s'amorce

Après un épisode caniculaire ayant placé jusqu'à 61 départements en vigilance rouge — du jamais-vu à cette échelle —, l'accalmie s'amorce. Plusieurs départements sont repassés en vigilance orange, et la levée des dernières alertes maximales est attendue avec l'arrivée d'orages depuis l'ouest. Mais à Paris et en Île-de-France, le rouge s'est maintenu plus longtemps, les nuits restant étouffantes et les hôpitaux sous tension.

Des services de santé encore sous pression

Le bilan provisoire est lourd. Plusieurs dizaines de personnes sont mortes noyées en France depuis le début de l'épisode, beaucoup en cherchant à se rafraîchir dans des zones non surveillées. Les appels au Samu et les passages aux urgences ont bondi, en particulier pour les personnes âgées, conduisant au déclenchement du plan blanc en Île-de-France. La pression sur les établissements de santé devrait perdurer plusieurs jours, même après le retour de températures plus supportables.

« Les effets sont devant nous »

Le message des autorités est constant : une vague de chaleur ne livre son vrai bilan qu'a posteriori. La surmortalité se mesure avec un décalage de plusieurs jours, voire de plusieurs semaines, une fois les données consolidées. Santé publique France publie ses estimations de mortalité excédentaire après la fin de l'épisode : à ce stade, seuls les indicateurs en temps réel — appels au 15, urgences, hospitalisations — sont disponibles, et ils dessinent déjà un tableau préoccupant. Le gouvernement a appelé à maintenir la vigilance, en particulier autour des publics fragiles.

Un répit peut-être temporaire

Rien ne garantit que l'été en restera là. Des responsables ont évoqué la probabilité d'un retour de fortes chaleurs en juillet. Les climatologues rappellent que le réchauffement d'origine humaine rend ces canicules plus fréquentes et plus intenses. En attendant le bilan définitif, les services sanitaires restent mobilisés et les gestes de prévention — s'hydrater, rester au frais, prendre des nouvelles des proches isolés — demeurent d'actualité.