Attention à un chiffre vertigineux — mais qui reste, à ce stade, un scénario, pas une décision. Selon la presse économique allemande relayée par Le Monde, Volkswagen étudierait un plan pouvant aller jusqu'à 100 000 suppressions d'emplois dans le monde, accompagné de fermetures d'usines.
Un projet non confirmé
L'information provient d'une fuite dans un magazine économique allemand, et non d'une annonce officielle. Le groupe n'a ni confirmé ni démenti, renvoyant la décision à ses instances. Le chiffre de 100 000 représenterait environ 15 % des effectifs mondiaux du constructeur (plus de 650 000 salariés), souligne CNBC. Tant que le conseil de surveillance n'a pas tranché, il faut le manier au conditionnel.
Une crise qui s'aggrave par paliers
Ce scénario s'inscrit dans une séquence déjà lourde. Fin 2024, après des grèves, un accord avait acté la suppression de quelque 35 000 postes en Allemagne d'ici 2030. Au printemps 2026, après des résultats en forte baisse, l'objectif avait été relevé autour de 50 000. Le chiffre de 100 000 marquerait donc une nouvelle accélération — mais se heurterait à des accords de protection de l'emploi courant jusqu'en 2030 (VW) et au-delà chez Audi.
Les racines du mal
Derrière ces chiffres, des difficultés structurelles : recul des ventes en Chine face aux constructeurs locaux, coûts élevés, surcapacités, transition électrique coûteuse et incertaine, sans oublier les droits de douane américains. Les représentants des salariés ont prévenu qu'ils s'opposeraient à toute fermeture.
Quelles répercussions en France ?
L'essentiel de l'impact serait allemand, mais la filière automobile européenne — équipementiers et sous-traitants français compris — suit le dossier de près : une réduction de la voilure de VW pèserait mécaniquement sur les commandes de toute la chaîne. Un signal de plus de la transformation douloureuse que traverse l'automobile du continent.



