Cap sur les étoiles. Le groupe de rock britannique Muse publie un nouvel album, « The Wow! Signal », chroniqué par Le Monde comme une odyssée de « trois types perdus dans le cosmos ».

Une énigme spatiale en guise de titre

Le titre renvoie au « Wow! signal », ce signal radio bref et puissant capté le 15 août 1977 par un radiotélescope américain, et resté inexpliqué : l'astronome qui l'a repéré avait griffonné « Wow! » dans la marge de ses relevés, rappelle Wikipédia. Jamais réobservé, jamais élucidé, il alimente depuis l'imaginaire d'un éventuel message extraterrestre. Un terreau idéal pour Muse, habitué des concepts de science-fiction et de dystopie.

Le grand retour du rock spatial

Musicalement, le groupe de Matt Bellamy renoue avec ce rock orchestral et grandiloquent qui a fait sa réputation : guitares tranchantes, montées épiques, ambitions cosmiques. Sans bouleverser sa formule, Muse l'assume pleinement — et c'est, selon plusieurs critiques, ce qui fait la force du disque. L'accueil est nettement plus favorable que pour ses précédents efforts.

Muse, OVNI durable du rock britannique

Formé à la fin des années 1990 dans le Devon, le trio a toujours occupé une place à part : trop baroque pour l'indie, trop savant pour le métal, trop spectaculaire pour la pop. Des stades pleins, des albums-concepts (sur les drones, la simulation numérique…) et une fidélité aux cordes d'orchestre et aux gros riffs. Avec « The Wow! Signal », Muse ne court pas après les tendances : il regarde le ciel — et, manifestement, ça lui réussit.