Le train n'a jamais autant séduit les Français. La fréquentation ferroviaire bat des records, tandis que les prix restent globalement maîtrisés — une singularité française, souligne BFM Business. Avec une nuance de taille : les billets Ouigo auraient augmenté d'environ 30 % depuis 2019, selon le média.
Un succès à contre-courant de l'Europe
Là où plusieurs réseaux voisins peinent (retards, sous-investissement), le rail français progresse, porté par une offre étoffée, le réflexe écologique qui détourne de l'avion, et l'ouverture à la concurrence — l'italien Trenitalia opère par exemple sur Paris-Lyon depuis fin 2021. Résultat : une fréquentation à des niveaux historiques sur la grande vitesse.
Des prix stables… sauf en low-cost
Sur les TGV classiques (TGV inOui) et les Intercités, les tarifs sont restés globalement stables ces dernières années. Mais Ouigo, lancé en 2013 pour démocratiser la grande vitesse, a vu ses prix grimper : la hausse d'environ 30 % depuis 2019 (chiffre avancé par BFM) interroge la promesse du « train pas cher ». En cause : la hausse des coûts (énergie, péages, maintenance), mais aussi un effet de marque, à mesure que la demande sur ces billets très recherchés s'est envolée.
Ce que ça change pour les voyageurs
Le voyageur dispose aujourd'hui de plus d'options qu'en 2019 (TGV inOui, Ouigo, et la concurrence sur certains axes), mais d'un low-cost… un peu moins low-cost. Le train reste néanmoins largement plus avantageux que l'avion sur la plupart des trajets intérieurs. La vraie question des prochaines années : la concurrence suffira-t-elle à contenir les hausses, ou le low-cost ferroviaire suivra-t-il la pente du low-cost aérien ?



