Le volet judiciaire des attaques contre les prisons françaises continue de s'écrire. Cinq suspects ont été mis en examen dans le dossier visant les actes commis en 2025 contre l'établissement de Lyon-Corbas, rapporte Le Progrès. Ces personnes sont présumées innocentes ; le détail des charges n'a pas été précisé.
Une vague d'attaques sans précédent en 2025
À partir du printemps 2025, une série d'actes — véhicules incendiés, tirs, tags menaçants, intimidations de surveillants — a visé plusieurs prisons françaises et des agents pénitentiaires. Les faits étaient revendiqués sous le sigle « DDPF », apparu sur Telegram. Lyon-Corbas a figuré parmi les sites ciblés, avec notamment des départs de feu aux abords de la maison d'arrêt.
La piste du narcotrafic
Très vite, l'hypothèse d'un mouvement militant a été écartée au profit de celle du crime organisé. Le parquet national antiterroriste et la DGSI ont été saisis du volet national, mobilisant des centaines d'enquêteurs. Dès mai 2025, une vague d'interpellations avait conduit à une vingtaine de mises en examen, la plupart des suspects étant placés en détention provisoire, rappelle l'AFP. Selon les enquêteurs, le réseau aurait été piloté depuis la détention et lié à des organisations de trafic de stupéfiants, des exécutants étant recrutés et rémunérés pour passer à l'acte.
Une instruction qui s'élargit
La mise en examen de cinq nouveaux suspects, plus d'un an après les faits, montre que l'enquête se poursuit et explore les ramifications locales de cette campagne. Côté pénitentiaire, le traumatisme reste vif : des surveillants avaient vu leur véhicule personnel incendié, parfois devant leur domicile. Les autorités affichent leur détermination à ne laisser aucun volet sans suite judiciaire.



