Un examen national un stylo à la main, sous 40 °C : voilà ce qu'ont vécu ce vendredi quelque 854 000 collégiens, qui passaient l'épreuve de français du brevet en pleine canicule, avec des aménagements (pauses, eau, ventilation). Au cœur de l'épreuve, la traditionnelle dictée, rapporte Franceinfo.
Cendrars à la copie
Le texte retenu cette année est un extrait de Blaise Cendrars, précise Le Progrès. Une prose nerveuse, faite de phrases courtes et d'images frappantes — un style qui change des textes plus lisses et peut dérouter des candidats pressés par le chronomètre. La dictée est notée sur 10 points dans l'épreuve.
Les pièges classiques
Sans dresser un corrigé complet, plusieurs difficultés ressortent de ce type de texte :
- les accords sujet-verbe, surtout quand le sujet est éloigné du verbe ;
- les participes passés (avec être ou avoir) et leurs accords ;
- les homophones grammaticaux (a/à, et/est, on/ont), terrain miné quand on écrit vite ;
- le vocabulaire soutenu, qui complique l'orthographe de mots moins courants.
La dictée, éternel baromètre
Chaque année, la dictée du brevet relance le même débat : le niveau en orthographe baisse-t-il ? Les études pointent une érosion mesurable depuis les années 1980, tout en rappelant que les élèves écrivent aujourd'hui davantage et sur d'autres supports. Le sujet est plus nuancé qu'il n'y paraît. Reste la question, complice : et vous, vingt minutes face à Cendrars, vous auriez fait combien de fautes ?



