Une bonne nouvelle industrielle, servie chaude. La célèbre maison française de thé Dammann Frères a ouvert une usine flambant neuve à Dreux, en Eure-et-Loir, et affiche de solides ambitions de croissance, rapporte BFMTV.

Un nouvel outil de production

Fini l'ancien site : place à un complexe moderne, sur lequel la maison a investi de l'ordre de 30 millions d'euros, précise L'Usine Nouvelle. L'usine regroupe désormais, au même endroit, le mélange et le conditionnement du thé, la logistique et les fonctions support.

Surtout, elle est pensée pour l'avenir : le bâtiment dispose d'une marge de manœuvre importante, avec la possibilité d'installer plusieurs lignes de production supplémentaires à mesure que l'activité grandit. Une usine conçue, en somme, pour ne pas être à l'étroit de sitôt.

Le pari de l'écoresponsabilité

Autre marque de fabrique du projet : sa dimension écoresponsable. Le site mise sur des équipements sobres et sur la production d'énergie renouvelable, notamment via des panneaux solaires, dans une logique de réduction de son empreinte. Une exigence devenue incontournable pour une industrie soucieuse de son image comme de ses coûts.

Le maintien de la production à Dreux permet aussi de préserver les emplois locaux, un enjeu fort pour le territoire.

Une marque en croissance

Derrière cet investissement, il y a une dynamique. Dammann Frères, positionnée sur le haut de gamme, surfe sur l'engouement pour le thé de qualité et sur le développement de ses ventes, en France comme à l'export. La maison, aujourd'hui adossée à un groupe italien, entend accélérer, en développant notamment son réseau de boutiques et sa présence à l'international.

Sa direction affiche une confiance affichée dans la durée : elle se voit « grandir jusqu'à l'horizon 2050 », une formule qui en dit long sur les ambitions de la marque.

Un symbole de réindustrialisation

Au-delà du seul cas de Dammann Frères, cette ouverture illustre une tendance encourageante : celle d'entreprises qui investissent en France, dans des outils de production modernes, plutôt que de délocaliser. Le made in France, sur des produits à forte valeur ajoutée comme le thé premium, y trouve un argument commercial autant qu'industriel.

Dans un secteur agroalimentaire souvent chahuté, voir une maison française miser sur un nouveau site, des emplois et une croissance de long terme a quelque chose de réconfortant. Comme un signal que, sur certains créneaux, l'industrie tricolore a encore de belles cartes à jouer.

À suivre

Reste, désormais, à transformer l'essai : remplir les nouvelles lignes, conquérir de nouveaux marchés, et confirmer, année après année, la trajectoire annoncée. Mais pour Dreux et pour le savoir-faire français du thé, cette usine est déjà, en soi, une bonne nouvelle. De quoi, peut-être, savourer l'avenir avec un peu plus de sérénité, une tasse à la main.