L'attente, encore, pour des dizaines de milliers de jeunes. À l'issue de la phase principale d'admission de Parcoursup, plus de 126 000 candidats sont toujours sans proposition pour la rentrée, rapporte Le Parisien.

Où en est la procédure

Parcoursup, la plateforme d'orientation vers l'enseignement supérieur, vient de clore sa phase principale : celle durant laquelle les candidats reçoivent, au fil des jours, les réponses des formations auxquelles ils avaient candidaté, et acceptent ou non les propositions.

À ce stade, l'immense majorité des lycéens a reçu au moins une proposition, confirme BFMTV. Mais, sur les quelque un million de candidats inscrits, plus de 126 000 restent, à cette étape, sans solution actée. Un chiffre à manier avec prudence : il ne signifie pas que tous ces jeunes resteront sans place, mais qu'ils n'ont pas, à ce moment précis, de proposition en cours.

La phase complémentaire prend le relais

Car tout ne s'arrête pas là. S'ouvre désormais la phase complémentaire, qui permet aux candidats sans proposition (ou souhaitant d'autres vœux) de postuler aux formations disposant encore de places vacantes. Des propositions peuvent donc encore arriver dans les semaines à venir.

Pour ceux qui restent en difficulté, un accompagnement est prévu : les commissions des rectorats peuvent être saisies pour aider à trouver une place, en tenant compte du projet et de la situation de chacun. L'objectif affiché est qu'aucun candidat ne reste durablement sans solution.

Une angoisse récurrente

Reste que, chaque été, ce moment est source de stress pour les lycéens et leurs familles. Voir approcher la rentrée sans savoir où l'on étudiera est une épreuve, surtout après les efforts du bac.

Ce chiffre ravive aussi les critiques récurrentes adressées à Parcoursup : opacité ressentie des algorithmes, angoisse de l'attente, et surtout, en toile de fond, la question des places disponibles dans certaines filières très demandées, où les candidats sont bien plus nombreux que les places offertes.

Un enjeu de fond

Derrière la mécanique de la plateforme se cache en effet un enjeu structurel : celui de la capacité de l'enseignement supérieur à accueillir des générations nombreuses, et à orienter chacun vers une formation qui lui corresponde.

Pour les candidats concernés, le message des autorités se veut rassurant : la partie n'est pas terminée, des solutions existent, et il ne faut pas se décourager. Il n'empêche : pour ces 126 000 jeunes et leurs proches, l'été rimera, encore un peu, avec incertitude. Et l'attente, elle, reste difficile à vivre.