C'est le genre de bon problème que rêve d'avoir un sélectionneur. Impressionnant face au Maroc, Manu Koné pourrait devoir laisser sa place au retour d'Aurélien Tchouaméni en demi-finale, s'interroge Le Parisien.
Koné, la belle surprise
Titularisé au cœur du jeu contre le Maroc, Manu Koné a livré une grosse performance : abattage, récupérations en série, présence physique. Il a largement contribué à la maîtrise des Bleus au milieu de terrain, au point de récolter l'une des meilleures notes de son équipe, souligne franceinfo.
De quoi poser une question qui, il y a peu, n'existait pas : ce milieu récupérateur, longtemps dans l'ombre, peut-il conserver sa place pour le choc face à l'Espagne ?
Le retour attendu de Tchouaméni
Car le contexte pourrait rebattre les cartes. Aurélien Tchouaméni, cadre du milieu français et joueur du Real Madrid, avait manqué le quart de finale, écarté sur blessure. Or, à l'approche de la demie, son retour dans le groupe se profile.
S'il est apte, le dilemme est réel pour Didier Deschamps : reconduire un Koné en pleine confiance, ou réintégrer d'emblée un titulaire habituel, garant d'un certain équilibre ? Le sélectionneur, connu pour privilégier la hiérarchie et l'expérience, devra trancher, sans que rien ne soit encore joué : personne ne connaît, à ce stade, la composition qui débutera la demi-finale.
Un milieu décisif face à la Roja
L'enjeu n'a rien d'anecdotique. En face, l'Espagne, championne d'Europe, s'appuie sur un milieu de très haut niveau et un jeu de possession qui peut asphyxier l'adversaire. Pour rivaliser, la France aura besoin, au centre du terrain, d'abattage, de récupération et de sang-froid.
C'est précisément là que le débat prend tout son sens : faut-il privilégier le volume et l'énergie de Koné, ou la maîtrise et la sécurité qu'apporte Tchouaméni ? Les deux profils, complémentaires, plaident chacun pour eux.
Une richesse plutôt qu'un casse-tête
Au fond, cette interrogation est une bonne nouvelle. Disposer de plusieurs solutions de qualité à un même poste, c'est un luxe que beaucoup de nations envient aux Bleus. Que Koné débute ou entre en cours de jeu, il a démontré qu'il était un atout fiable, capable de peser sur un match couperet.
Reste que la décision finale appartient à Deschamps, et à lui seul. Rendez-vous mardi, jour de fête nationale, pour découvrir le onze qui tentera d'envoyer la France vers une nouvelle finale. D'ici là, l'un des petits suspenses de cette demi-finale se nichera au milieu du terrain.


