Voilà une histoire qui donne le sourire, et un peu d'élan. À 75 ans, Liliane continue de pratiquer le BMX, ce vélo bicross que l'on associe d'ordinaire à la jeunesse et aux figures spectaculaires, rapporte franceinfo.

Une passion qui ne faiblit pas

Le BMX, c'est un sport exigeant : de l'équilibre, de l'agilité, du cardio, et une bonne dose de courage. Autant de qualités que l'on n'imagine pas, à tort, chez une septuagénaire. Liliane, elle, roule, s'entraîne, et cultive une passion qui ne l'a jamais quittée.

Présentée comme la doyenne de la discipline dans le pays, elle fait figure d'exception dans un milieu où la moyenne d'âge est, disons, un peu plus basse. Sur la piste, son enthousiasme et sa longévité forcent le respect.

Casser les clichés sur l'âge

Au-delà de la performance, c'est ce que son parcours symbolise qui touche. Dans une société qui a tendance à ranger les seniors du côté du repos et de la prudence, Liliane rappelle que l'on peut, à tout âge, garder le goût de l'effort, du jeu, et même du frisson.

Son exemple illustre à merveille les vertus du bien vieillir par le mouvement : rester actif, entretenir son corps, mais aussi son moral, et continuer à se fixer des défis. Le sport, ici, n'est pas qu'une affaire de chronos ou de médailles : c'est une manière de rester pleinement vivant.

Une transmission entre générations

Ces figures atypiques ont aussi une vertu : elles inspirent. Aux plus jeunes, elles montrent que la passion se cultive sur la durée, bien après l'âge où l'on croit devoir raccrocher. Aux moins jeunes, elles offrent un contre-modèle réjouissant à l'idée que « ce n'est plus de mon âge ».

Voir une pratiquante de 75 ans partager la piste avec des riders qui pourraient être ses petits-enfants a quelque chose de profondément positif : c'est le sport comme trait d'union entre les générations.

Une belle leçon d'énergie

L'histoire de Liliane n'est pas seulement celle d'une mordue de BMX. C'est celle d'une certaine audace face au temps qui passe, d'un refus de se laisser dicter ce que l'on peut, ou non, entreprendre.

À l'heure où l'on parle beaucoup de vieillissement et de perte d'autonomie, son exemple fait du bien. Il rappelle une évidence trop souvent oubliée : ce qui compte, ce n'est pas seulement le nombre des années, mais l'énergie qu'on met à les vivre. Et de ce côté-là, Liliane, guidon en main, en a manifestement à revendre.