Une juridiction fédérale du nord du Texas a prononcé, le 23 juin 2026, des peines allant de 30 à 100 ans de prison contre huit personnes reconnues coupables d'infractions liées au terrorisme, pour une attaque menée contre un centre de rétention de la police de l'immigration américaine (ICE). Les faits sont décrits par l'accusation comme une attaque « inspirée par l'idéologie antifa » — une caractérisation émanant du ministère de la Justice et contestée par la défense.

Les faits jugés

L'attaque a eu lieu le 4 juillet 2025, jour de la fête nationale, contre le centre de rétention de Prairieland, à Alvarado, au sud de Dallas. Selon l'accusation, un groupe a tiré des feux d'artifice le long de l'établissement et vandalisé des véhicules ; lorsque des policiers sont intervenus, des coups de feu ont été tirés et un agent a été touché au cou — il a survécu et s'est rétabli. Le nombre total de personnes mises en cause varie selon les sources (À VÉRIFIER) : huit accusés ont été condamnés dans ce volet, sept autres auraient plaidé coupable d'un chef de « soutien matériel à des terroristes ».

Le verdict

Les peines s'échelonnent de 30 à 100 ans : 100 ans pour l'homme présenté comme le meneur, un ancien réserviste des Marines ; 70 ans pour une autre accusée ; environ 50 ans pour cinq d'entre eux ; 30 ans pour le dernier, selon NBC 5 Dallas-Fort Worth. Plusieurs accusés ont en revanche été acquittés des chefs de tentative de meurtre (détail des chefs par accusé À VÉRIFIER).

Le cadre politique : une qualification de l'accusation

Le ministère de la Justice présente l'affaire comme la première condamnation de personnes qu'il dit « affiliées à l'antifa » depuis le décret signé par Donald Trump en septembre 2025 désignant l'« antifa » comme organisation terroriste. Le terme « terroristes antifas » relève d'une qualification politique de l'accusation, et non d'une catégorie juridique neutre : des juristes rappellent que l'antifascisme désigne une mouvance idéologique, et non une organisation structurée, et s'inquiètent de l'extension possible de telles poursuites à des manifestants.

La défense et le contexte

Les avocats ont contesté toute affiliation documentée à l'antifa, soutenant que leurs clients s'étaient rassemblés pour manifester pacifiquement en soutien aux personnes retenues. L'affaire s'inscrit dans un climat de fortes tensions autour des opérations d'expulsion de l'ICE depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche — une fermeté saluée par le gouvernement et dénoncée par des défenseurs des libertés publiques, qui y voient l'application d'un arsenal antiterroriste à des actes commis dans un contexte de contestation.