Une puissante explosion, suivie d'un incendie, s'est produite ce 22 juin 2026 dans une usine de la cité industrielle de Ras Laffan, le principal complexe gazier du Qatar, situé à environ 80 kilomètres au nord de la capitale Doha. Selon les autorités qataries, l'accident a fait 54 blessés et 18 disparus. Aucun décès n'a été confirmé officiellement à ce stade.

Un bilan humain à manier avec prudence

Le ministère de l'Intérieur du Qatar fait état de 54 personnes blessées et 18 portées disparues. Ces deux catégories doivent être distinguées : les disparus ne sont pas comptabilisés parmi les blessés, et leur sort restait inconnu au moment de la publication des derniers communiqués officiels. Le total cumulé (72 personnes) ne correspond donc pas à un nombre de victimes blessées. Tout bilan plus élevé, et notamment un éventuel nombre de morts, n'est pas étayé par les sources officielles disponibles.

Le lieu : un site gazier stratégique

L'explosion est survenue à Ras Laffan Industrial City, qui abrite l'une des plus grandes plateformes d'exportation de gaz naturel liquéfié (GNL) au monde. Le groupe public QatarEnergy, opérateur du complexe, a indiqué que l'incident s'est produit lors du démarrage des opérations et a provoqué une explosion puis un incendie à l'unité d'approvisionnement local en gaz Barzan.

La cause avancée : une défaillance technique

Le ministère de l'Intérieur a attribué le sinistre à une « défaillance technique » survenue durant les opérations, qualifiant l'événement d'« explosion interne ». Aucune piste criminelle n'a été évoquée. Cette explication, donnée à chaud, pourrait être précisée par l'enquête à venir.

La réaction des autorités

Les équipes d'intervention d'urgence de QatarEnergy ont été mobilisées immédiatement et sont parvenues à maîtriser l'incendie. La protection civile est intervenue sur place, et le Groupe qatari de recherche et de sauvetage a été déployé pour retrouver les personnes disparues, rapporte NBC News.

Le ministère de l'Intérieur s'est voulu rassurant sur les risques environnementaux et sanitaires, affirmant qu'il n'y avait aucune fuite susceptible de représenter un danger pour la sécurité publique. Les opérations de recherche se poursuivaient pour localiser les disparus. Le bilan définitif et les conclusions sur l'origine précise de l'accident n'étaient pas encore établis.