Les conflits armés et les catastrophes climatiques privent un nombre record d'enfants d'éducation à travers le monde. Dans un rapport publié le 23 juin 2026, Education Cannot Wait (ECW), le fonds des Nations unies dédié à l'éducation en zones de crise, dresse un constat alarmant.
Le chiffre clé : 93 millions d'enfants hors de l'école
Selon ce rapport, 258 millions d'enfants et d'adolescents ont aujourd'hui leur éducation perturbée par une crise. Parmi eux, 93 millions sont totalement privés d'école, tandis que des millions d'autres restent inscrits sans réellement apprendre, détaille le communiqué d'ECW. La tendance s'aggrave : le nombre d'enfants touchés a bondi de 21 millions en à peine dix-huit mois.
Les causes : la guerre d'abord, le climat ensuite
La première cause de déscolarisation reste les conflits et la violence : attaques contre les écoles, occupation militaire des établissements, déplacements forcés. Le dérèglement climatique est un second facteur en expansion : selon ONU Info, la scolarité de 242 millions d'élèves dans 85 pays a été perturbée par des événements climatiques extrêmes en 2024 — environ un élève sur sept —, les pays à faibles revenus étant les plus exposés.
Neuf pays concentrent près de 60 % des cas
Les besoins sont très concentrés : près de 60 % des 258 millions d'enfants affectés vivent dans neuf pays — Afghanistan, Bangladesh, République démocratique du Congo, Éthiopie, Birmanie, Nigeria, Pakistan, Soudan et Yémen, rapporte La Presse (AFP). Dans les vingt contextes de crise les plus graves se concentrent près de 80 % des enfants déscolarisés recensés.
Une génération en danger, un appel au financement
Le rapport décrit une « crise de l'apprentissage » aux conséquences en cascade : moindre maîtrise de la lecture, exposition accrue au travail des enfants et aux mariages précoces, surtout pour les filles déplacées (ampleur détaillée À VÉRIFIER). Face à l'urgence, ECW réclame 600 millions de dollars de nouvelles ressources sur quatre ans pour toucher 10 millions d'enfants supplémentaires. L'éducation demeure l'un des secteurs les plus sous-financés de l'aide humanitaire, alors qu'elle reste, pour des millions d'enfants, le premier rempart contre la violence et la pauvreté.



