Il faut parfois qu'une course se décide au premier virage. À Spa-Francorchamps, dimanche, le Grand Prix de Belgique s'est en grande partie joué dans les secondes qui ont suivi l'extinction des feux.

Russell hors course dès le premier tour

George Russell, coéquipier de Kimi Antonelli chez Mercedes et son plus proche adversaire au championnat, a manqué son départ. En tentant de recoller, il est entré en contact avec Lewis Hamilton et est parti dans le bac à gravier dès la première boucle, rapporte Al Jazeera.

Hamilton a écopé de cinq secondes de pénalité pour cet accrochage, et faisait par ailleurs l'objet d'une seconde enquête pour un relâchement dangereux lors d'un arrêt au stand, susceptible de le faire reculer au classement final.

Antonelli devant Leclerc et Verstappen

Devant, Antonelli a fait ce qu'il devait. Le pilote Mercedes s'impose avec un peu moins de deux secondes d'avance sur Charles Leclerc, qui offre à Ferrari une deuxième place et a reconnu après coup avoir cru à la victoire. Max Verstappen complète le podium.

Le Monégasque a longtemps tenu le rythme du leader, l'écart final de 1,952 seconde disant assez que la course n'a pas été une promenade. Sur un tracé aussi long et aussi exigeant que Spa, où le moindre écart se paie dans le raidillon de l'Eau Rouge, deux secondes d'avance en fin d'épreuve représentent une marge étroite.

Un championnat qui se dessine

C'est la sixième victoire d'Antonelli en dix manches cette saison. Il restait pourtant sur une période moins faste, ayant terminé bredouille lors de deux des trois derniers Grands Prix.

Le résultat de Spa remet les choses en ordre au classement. Le pilote Mercedes porte son avance à 45 points sur Lewis Hamilton, désormais deuxième du championnat, et à 50 points sur Russell. Avec un rival direct sorti au premier tour et l'autre pénalisé, la soirée a été doublement profitable.

Ce que dit ce week-end

À ce stade de la saison, un tel écart change la nature de la course au titre. Antonelli n'a plus besoin de gagner : il lui suffit de finir régulièrement devant ses poursuivants, ce qui déplace la pression sur les autres.

Pour Mercedes, la situation a toutefois un revers. L'écurie voit ses deux pilotes se disputer le même trophée, et le premier tour de Spa a rappelé ce que ces configurations produisent quand un départ tourne mal. Chez Ferrari, la deuxième place de Leclerc et la position de Hamilton au championnat entretiennent l'idée d'une écurie redevenue compétitive, sans qu'elle parvienne encore à convertir cette régularité en victoires.