Un balcon, un rituel
Printemps 2020. La France est confinée, les rues sont vides. Samuel Levoisin, habitant de Viry-Châtillon dans l'Essonne, a alors une idée simple : sortir son matériel sur son balcon et offrir à ses voisins un rendez-vous quotidien. Chaque soir, il anime, chante, mixe — un petit concert de quartier devenu rituel, raconte LusoJornal. Ce lien tissé avec son voisinage, l'artiste le décrit comme ce qui compte le plus dans toute l'aventure, bien plus que les statistiques de streams.
Une musique de la diaspora
Aux racines familiales portugaises, Samuel Levoisin assume sa double identité franco-portugaise. Sa musique mêle le registre populaire et festif lusophone à des influences traditionnelles, comme le détaille BomDia. Sa cible : les communautés portugaises établies en France, en Suisse et au Luxembourg, une diaspora nombreuse et attachée à ses racines, qui l'a adopté. Diffusé sur les radios lusophones, il a trouvé un public que les algorithmes grand public touchent rarement.
Les réseaux comme tremplin
Les vidéos du balcon, partagées pendant le confinement, ont largement débordé du voisinage. Au fil des mois, l'audience a grossi, dépassant la barre des 100 000 abonnés sur les réseaux sociaux — de quoi attirer des professionnels et structurer une vraie carrière. L'amateur de 2020 est devenu un artiste accompagné, à l'agenda chargé.
Cap sur l'été, puis le Portugal
L'été 2026 lui appartient presque : son calendrier de juin et juillet affiche complet, entre festivals et fêtes populaires de la diaspora. Devant un public déjà nombreux, il confie que monter sur scène lui paraît « naturel » — comme si le balcon de Viry-Châtillon avait toujours été une répétition générale. La prochaine étape ? Une tournée au Portugal, le pays de ses origines, qu'il n'imaginait pas conquérir aussi vite. De l'Essonne aux scènes lusophones, son histoire ressemble à celles qu'on n'invente pas.



