La « Venise des Alpes » au rythme du dessin animé
Chaque mois de juin, Annecy se métamorphose. Les terrasses de la vieille ville se peuplent de réalisateurs venus de Tokyo, de Los Angeles ou d'Europe de l'Est, et les salles vibrent pour des images que le reste du monde ne verra que dans un an ou deux. Fondé en 1960, le Festival international du film d'animation d'Annecy s'est imposé comme la vitrine mondiale du secteur. L'édition 2026 s'est tenue du 21 au 27 juin, fidèle à sa double vocation : rendez-vous d'auteurs exigeants et caisse de résonance pour les futurs grands succès.
Les studios américains font le spectacle
Comme chaque année, Disney et Pixar ont occupé l'espace médiatique avec des présentations très attendues, dévoilant des avant-goûts de leurs productions à venir devant un public de professionnels. Ces rendez-vous illustrent une réalité désormais bien établie : une présentation réussie à Annecy peut transformer la perception mondiale d'un film avant même sa sortie. Le festival n'est plus seulement un lieu de découverte ; c'est aussi un tremplin de lancement pour les blockbusters animés.
Une animation qui déborde les frontières du genre
Au-delà des poids lourds, la sélection a confirmé que l'animation s'aventure dans des territoires de plus en plus adultes — récits intimes, sujets de société, relectures de classiques. Le médium a définitivement tourné la page de l'idée qu'il serait réservé à l'enfance, dans le sillage de succès critiques récents qui ont conquis un large public.
La France, hôte et actrice
Annecy est français, et cela compte. L'industrie hexagonale de l'animation, l'une des plus dynamiques au monde, y tient une place de choix : studios reconnus, écoles réputées, savoir-faire exporté sur tous les continents. Pour les créateurs, le festival est la première tribune internationale, l'endroit où une idée peut trouver partenaires et distributeurs en une semaine. Les lampions éteints, l'animation mondiale s'est déjà donné rendez-vous pour l'édition 2027.



