Plus d'un demi-siècle après sa mort, il fascine toujours. Le documentaire « Opération Dragon. La révolution Bruce Lee », disponible sur Arte.tv, revient sur le parcours de la légende des arts martiaux, chroniqué par Le Monde.
Un destin foudroyant
Né en 1940 à San Francisco de parents hongkongais, Bruce Lee grandit entre deux cultures. Refusé dans les grands rôles d'un Hollywood qui n'imaginait pas un héros asiatique, il s'impose à Hong Kong avec une poignée de films qui pulvérisent les records, avant de mourir brutalement en 1973, à 32 ans, rappelle Wikipédia. Son chef-d'œuvre, Opération Dragon, sort quelques semaines après sa disparition.
Plus qu'un combattant, un penseur
Bruce Lee ne se contentait pas de se battre à l'écran. En fondant le jeet kune do, « la voie du poing qui intercepte », il proposait une philosophie du mouvement affranchie des dogmes, mêlant les disciplines pour aller à l'essentiel. Une posture intellectuelle autant que physique, qui explique en partie la longévité de son aura.
Une revanche symbolique
Là où le documentaire d'Arte porte le regard le plus juste, c'est sur la dimension politique de l'icône. Dans un cinéma qui cantonnait les acteurs asiatiques aux seconds rôles ou aux caricatures, Bruce Lee a imposé un corps fort, fier, victorieux. Pour des millions de spectateurs à travers le monde — Asiatiques, mais aussi populations marginalisées —, le voir triompher à l'écran fut une forme de revanche. Un héritage qui n'a rien perdu de son actualité, et que ce film invite à redécouvrir.



