Un parking en guise de salle d'examen

Ni fenêtres, ni lumière du jour : des élèves de première des Hauts-de-Seine ont passé leur oral anticipé de français du baccalauréat dans le parking souterrain de leur établissement, faute de salles assez fraîches en pleine canicule. Selon franceinfo, la décision a été prise par le lycée lui-même, avec l'aval du rectorat de Versailles, pour garantir « les conditions les moins défavorables possible » et éviter un report générateur de stress.

« Pas des conditions optimales »

Sur place, le tableau n'avait rien de rassurant : un sous-sol sans lumière naturelle, transformé en salle d'examen le temps des épreuves. Le ministère a concédé que la configuration n'était « pas optimale », sans la condamner. L'épisode illustre les tensions qu'une vague de chaleur exceptionnelle, avec une Île-de-France en vigilance rouge, a fait peser sur l'organisation des examens.

Une session entière perturbée

Le cas n'est pas isolé. Avant cet épisode, plusieurs milliers de candidats aux oraux de français et au grand oral avaient déjà bénéficié de reports dans plusieurs académies, et de nombreux établissements scolaires avaient fermé ou aménagé leurs horaires au plus fort de la chaleur. Les syndicats enseignants ont dénoncé un manque de cadrage national, le ministère ayant privilégié des décisions au cas par cas.

Des règles appelées à évoluer

Face à l'accumulation de situations chaotiques, le principe d'examens du baccalauréat et du brevet organisés l'après-midi est remis en cause pour l'avenir. Une réponse structurelle qui ne règle pas la question de fond : comment garantir des conditions équitables dans des bâtiments scolaires rarement climatisés, alors que les étés caniculaires deviennent la norme ?