Une prime versée dès juillet

La SNCF a annoncé le versement d'une prime de 100 euros brut à chaque cheminot, qui figurera sur la fiche de paie de juillet 2026, selon franceinfo. La mesure intervient en réponse directe à la grève du 10 juin. Cette gratification prend la forme d'une prime de partage de la valeur (PPV) ; selon le PDG Jean Castex, elle doit être distribuée « le plus rapidement possible » aux salariés de l'ensemble des entités du groupe, rapporte Ville, Rail & Transports. Le périmètre exact des bénéficiaires reste à préciser (À VÉRIFIER).

Une grève massive sur fond de mal-être

Le mercredi 10 juin, les quatre organisations représentatives — CGT-Cheminots, UNSA Ferroviaire, SUD-Rail et CFDT Cheminots — avaient appelé à un débrayage unitaire de 24 heures, le premier depuis fin 2024. Près de la moitié des cheminots y auraient participé (À VÉRIFIER), provoquant la suppression de nombreux TGV et de fortes perturbations sur les RER et le Transilien.

Les motifs sont multiples : une augmentation salariale 2026 jugée insuffisante face à l'inflation, des réorganisations contestées et la filialisation du groupe (Fret SNCF, ouverture à la concurrence), ainsi qu'une dégradation des conditions de travail dénoncée par les syndicats (chiffres À VÉRIFIER).

Recrutements et négociations

Outre la prime, la direction a évoqué un volet recrutements et le prolongement de certains accords. Le nombre d'embauches annoncé reste incertain — un chiffre de 450 recrutements a circulé, d'autres sources évoquant une centaine de postes (À VÉRIFIER). Une table ronde dédiée aux salaires a par ailleurs été programmée ce 23 juin.

Des syndicats qui ne désarment pas

Les réactions syndicales sont prudentes, voire critiques. L'unité des quatre organisations a été maintenue jusqu'à la table ronde, présentée comme décisive, souligne Ville, Rail & Transports. Si l'UNSA s'est dite ouverte à la négociation, SUD-Rail se montre offensif et n'écarte pas une grève reconductible début juillet en cas d'échec (À VÉRIFIER). À l'approche des grands départs estivaux, la prime de 100 euros apparaît comme un geste d'apaisement immédiat, sans garantir l'arrêt du conflit.