Le chiffre circule depuis plusieurs semaines au Technocentre de Guyancourt : Renault s'apprêterait à supprimer environ 800 postes d'ingénieurs en France, selon des informations rapportées par BFM TV le 24 juin 2026 (chiffre exact À VÉRIFIER). Il s'inscrit dans un plan bien plus vaste : le constructeur a confirmé, au printemps, une réduction de 15 à 20 % de ses effectifs d'ingénieurs dans le monde, soit entre 1 600 et 2 400 postes sur quelque 12 000.
FutuREady : un groupe sous pression
Ce plan relève de la stratégie FutuREady, qui réorganise l'ingénierie mondiale autour de pôles spécialisés (développement global en France, en Inde et en Roumanie ; adaptation en Corée du Sud ; industrialisation en Espagne, au Maroc, en Turquie et au Brésil). La France, qui concentre près de 6 000 ingénieurs — la moitié des effectifs mondiaux —, serait la plus exposée, le Technocentre de Guyancourt en tête. En toile de fond : la pression des constructeurs chinois aux coûts de développement bien inférieurs, et le recours croissant à l'IA dans la conception (ampleur À VÉRIFIER). La filiale électrique Ampere, dont l'introduction en Bourse avait été abandonnée début 2024, doit être réintégrée au groupe le 1er juillet 2026.
Des syndicats divisés
La réponse syndicale n'est pas unanime. La CFE-CGC et la CFDT ont signé fin 2024 un « contrat social » misant sur la mobilité interne, la reconversion et les départs anticipés volontaires ; la direction exclut les « licenciements secs ». La CGT, qui n'a pas signé, dénonce un « dumping social » et la délocalisation de fonctions de R&D. Le calendrier précis des consultations et d'un éventuel plan de sauvegarde de l'emploi reste À VÉRIFIER.
L'emploi qualifié en question
Renault assure que les « activités à forte valeur ajoutée » resteront ancrées en France. Mais pour de nombreux représentants du personnel, l'enjeu est la dilution progressive d'une compétence industrielle bâtie sur des décennies, au profit d'une organisation globalisée. Les résultats du groupe ne traduisent pourtant pas une urgence financière — chiffre d'affaires en hausse de 3 % en 2025 —, ce qui rend la décision d'autant plus lourde pour les ingénieurs concernés.



