À Paris, en pleine canicule, les salles de sport climatisées seraient prises d'assaut, rapporte Le Parisien : une partie des visiteurs viendraient autant pour l'air conditionné que pour l'entraînement. Le phénomène n'est pas nouveau, mais il s'amplifie à chaque vague de chaleur (ampleur précise de la hausse de fréquentation À VÉRIFIER, les enseignes ne communiquant pas de chiffres).
Dehors, le sport devient risqué
La raison est physiologique : courir ou s'entraîner en plein air par 38-40 °C expose au coup de chaleur, à la déshydratation et à une surcharge cardiaque. L'Organisation mondiale de la santé rappelle que la chaleur extrême est la première cause de mortalité liée à la météo et recommande de passer plusieurs heures par jour dans un environnement frais lors des canicules. Pour qui ne veut pas renoncer à son activité, la salle climatisée devient l'option la plus raisonnable.
L'envers du décor : la clim à plein régime
Ce confort a un coût énergétique. Maintenir une salle vaste et très fréquentée autour de 20 °C, parfois 18 degrés sous la température extérieure, suppose des climatiseurs à pleine puissance. Or, selon l'Agence internationale de l'énergie, la climatisation représente déjà une part importante de la consommation électrique des bâtiments, et la demande mondiale pourrait fortement croître d'ici 2050. Dans les chaînes à bas coût, ce poste pèse sur l'exploitation.
La ville cherche le frais
Les salles de sport ne sont pas seules : bibliothèques, musées et centres commerciaux voient aussi leur fréquentation grimper pendant les vagues de chaleur, et la Ville de Paris publie chaque été une carte des « îlots de fraîcheur ». La salle a toutefois un atout : on peut y rester des heures, boire, et justifier sa présence par un abonnement déjà payé. Pour beaucoup de Parisiens sans logement bien isolé, c'est devenu une stratégie estivale à part entière — qu'on y vienne pour les haltères ou simplement pour respirer.



