Deux étés sans lui. Depuis les Jeux olympiques de Paris, en 2024, Victor Wembanyama n'avait plus disputé la moindre rencontre sous le maillot de l'équipe de France. Cette parenthèse se referme : le sélectionneur Frédéric Fauthoux a confirmé sa présence pour les échéances du mois d'août, annonce franceinfo.
La NBA d'abord, les Bleus ensuite
L'absence du pivot lors de la fenêtre internationale de juillet n'avait rien d'un désaveu. Elle tenait au calendrier nord-américain : les San Antonio Spurs, sa franchise, sont allés jusqu'à la finale de conférence Ouest, comme le rappelait Sud Radio avant l'officialisation de la liste. Un parcours de playoffs prolongé laisse peu de place à une préparation estivale immédiate.
Le joueur, âgé de 22 ans, aurait fait savoir à son sélectionneur qu'il avait « très envie d'être là » pour la fenêtre suivante. Pour une sélection nationale, la disponibilité d'un intérieur de ce gabarit change l'équation défensive à elle seule.
Le programme du mois d'août
La reprise passera d'abord par la préparation. Les Bleus affronteront la Serbie, l'un des adversaires les plus exigeants du circuit européen, avec un rendez-vous programmé le 23 août au CO'Met Arena d'Orléans.
Vient ensuite le vrai enjeu : la deuxième phase des qualifications à la Coupe du monde 2027, dont le coup d'envoi est fixé au 27 août à l'Accor Arena de Paris. Un enchaînement resserré, qui laissera peu de séances à Frédéric Fauthoux pour intégrer un joueur absent du groupe depuis deux ans.
Reconstruire des automatismes
C'est sans doute là le principal chantier. Une équipe nationale se construit sur des repères collectifs qui se travaillent lors des rassemblements estivaux, précisément ceux que Wembanyama a manqués. Nommé après les Jeux de Paris, Fauthoux a bâti son groupe pendant cette période sans pouvoir compter sur celui qui en est appelé à devenir le point d'ancrage.
Les deux matchs de préparation prennent de ce fait une valeur qui dépasse leur statut d'amicaux. Ils constitueront la seule fenêtre pour évaluer l'insertion du pivot dans un dispositif qui a appris à fonctionner sans lui, avant que les rencontres qualificatives ne laissent plus de marge à l'expérimentation.
Pour le basket français, cette séquence d'août marque en tout cas la fin d'une attente. La génération qui a décroché l'argent olympique à domicile aborde un nouveau cycle, et son joueur le plus scruté y reprend sa place.



