Une enquête pour fraude fiscale aggravée
Le groupe industriel Altrad, l'un des fleurons économiques de l'Hérault, est dans le viseur de la justice. Une enquête a été ouverte pour des soupçons de fraude fiscale aggravée, a rapporté franceinfo. Selon la presse, les investigations viseraient aussi des soupçons de blanchiment (qualification à confirmer), et seraient conduites par le Parquet national financier (PNF). À ce stade, il s'agit de soupçons : aucune mise en examen ni condamnation n'a été annoncée, et le groupe bénéficie de la présomption d'innocence.
Des perquisitions, des soupçons en centaines de millions
L'affaire a été révélée par une série de perquisitions menées en France, dont au siège du groupe à Montpellier selon la presse régionale. Les soupçons porteraient sur plusieurs centaines de millions d'euros — un montant qui reste une estimation de presse, à confirmer. Le calendrier précis et le rôle d'une éventuelle structure à l'étranger n'ont pas été détaillés publiquement. Le groupe n'avait pas communiqué de réaction détaillée à l'heure de la publication.
Qui est le groupe Altrad ?
Fondé en 1985 par Mohed Altrad à partir du rachat d'une petite entreprise d'échafaudages, le groupe est devenu un acteur mondial des services à l'industrie (énergie, pétrole, gaz) et des équipements pour le BTP. Selon les chiffres communiqués par le groupe et relayés par L'Usine Nouvelle, il emploie de l'ordre de 60 000 salariés dans une centaine de pays, pour un chiffre d'affaires de plusieurs milliards d'euros.
Mohed Altrad, entrepreneur devenu milliardaire
Né dans le désert syrien et arrivé à Montpellier en 1969, Mohed Altrad y a suivi des études scientifiques avant de bâtir son empire industriel. Figure des grandes fortunes françaises, il est aussi propriétaire et président du Montpellier Hérault Rugby. Son nom avait déjà été cité dans des affaires liées au rugby français — des procédures distinctes de l'enquête fiscale actuelle, qui ne préjugent en rien de celle-ci. À ce stade, la qualification exacte, le périmètre des perquisitions et l'ampleur réelle des sommes restent à établir : l'enquête ne préjuge d'aucune culpabilité.



