La catastrophe prend une ampleur chaque jour plus dramatique. Le bilan du séisme qui a ravagé le nord du Venezuela fin juin dépasse désormais 3 300 morts, rapporte Le Monde. Un décompte qui continue de s'alourdir, plusieurs jours après la secousse.

Un séisme puissant, une région dévastée

Le tremblement de terre, d'une magnitude élevée, a frappé le nord du pays, dans une zone densément peuplée proche de la capitale, Caracas, et de son littoral. Des immeubles se sont effondrés, des quartiers entiers ont été réduits en décombres, laissant des milliers de personnes sans abri.

Aux morts s'ajoutent des milliers de blessés et de nombreux disparus, dont le sort demeure incertain. Les autorités et les secouristes, épaulés par une aide internationale, poursuivent les recherches sous les gravats, dans une course contre la montre.

Des inhumations sans identification

Fait particulièrement poignant, souligné par Le Devoir : faute de pouvoir identifier toutes les victimes, des dizaines de corps ont été enterrés dans des tombes anonymes. Les morgues, débordées par l'afflux de dépouilles, ne parviennent pas à suivre.

Pour permettre aux familles de retrouver plus tard la trace de leurs proches, les autorités ont mis en place un système de numérotation des sépultures, accompagné de photographies. Un dispositif de fortune, à la mesure du désarroi de familles qui, pour beaucoup, ignorent encore si leurs proches ont survécu.

Des besoins immenses

Sur le terrain, la situation humanitaire reste critique. Les rescapés manquent d'abris, d'eau potable, de nourriture et de soins. Les infrastructures endommagées compliquent l'acheminement de l'aide, et le risque sanitaire plane sur les campements de déplacés.

La communauté internationale s'est mobilisée pour porter secours au pays, mais l'ampleur des dégâts et le bilan humain, déjà l'un des plus lourds pour un séisme dans la région depuis longtemps, laissent présager une reconstruction longue et douloureuse.

Alors que le décompte des victimes n'est pas encore stabilisé, le Venezuela panse ses plaies, entre deuil collectif et urgence de l'aide aux survivants.