Encore en Catalogne, le Tour de France 2026 a offert un joli tableau de famille. Sur la 2e étape, avec une arrivée au sommet de Montjuïc, à Barcelone, c'est le jeune Isaac Del Toro (UAE Team Emirates) qui s'est imposé, devançant son propre leader Tadej Pogacar, rapporte Le Parisien.
Le patron laisse la victoire à son lieutenant
La scène en dit long sur la domination de l'équipe émiratie. Au moment de conclure, Pogacar, l'un des tout meilleurs coureurs du monde, a laissé la victoire d'étape à son coéquipier plutôt que de la prendre pour lui. Un geste qui n'a rien d'anodin : il affiche la profondeur exceptionnelle d'une formation capable de placer deux hommes aux avant-postes, et d'utiliser cette supériorité comme une arme tactique.
Pour Del Toro, c'est un moment fort, une victoire de prestige sur les pentes d'une grande ville, sous les yeux du public catalan.
Del Toro, le prodige mexicain
Le vainqueur du jour n'est pas un inconnu des observateurs. À seulement 22 ans, Isaac Del Toro s'est imposé comme l'un des plus grands espoirs du cyclisme mondial, souligne Le Parisien. Révélé par sa victoire sur le Tour de l'Avenir, la grande course des futurs champions, puis confirmé sur les grands tours, le Mexicain a rejoint l'écurie de Pogacar, dont il est devenu le « lieutenant de luxe ».
Sa performance à Barcelone confirme un immense talent, et pose une question à la concurrence : comment gérer une équipe qui peut jouer sur deux tableaux à la fois ?
Vingegaard tient, mais l'étau se resserre
Au classement général, Jonas Vingegaard (Visma-Lease a Bike) conserve le maillot jaune. Mais la journée a permis à Pogacar de grignoter une partie de son retard, grâce à sa place d'honneur et aux bonifications. L'écart entre les deux grands favoris se réduit, promettant un duel serré pour les semaines à venir.
Dès ces premières étapes, le décor est planté : d'un côté, l'armada UAE et ses multiples cartes à jouer ; de l'autre, Vingegaard et Visma, contraints de résister. La montagne, plus loin sur le parcours, dira si le Danois peut tenir tête à cette machine collective, ou si le Tour glisse peu à peu vers le camp émirati.



