C'est l'un des grands rendez-vous de l'été musical français qui referme ses portes. Les Eurockéennes de Belfort ont vécu leur dernière journée ce dimanche 5 juillet, rapportent les Dernières Nouvelles d'Alsace, avec une affiche de clôture réunissant des univers très différents.

Une clôture éclectique

Pour ce bouquet final, le festival avait convié des artistes aux styles contrastés : la star de la pop urbaine Aya Nakamura, les rockeurs suédois de The Hives et le chanteur américain Ben Harper, figure de la soul et du folk-rock. Un grand écart musical qui résume l'identité du festival, ouvert depuis longtemps bien au-delà du seul rock.

Sur la presqu'île du Malsaucy, écrin de verdure et d'eau qui fait la singularité des Eurockéennes, les festivaliers ont profité une dernière fois de cette atmosphère si particulière, entre concerts et baignades dans le lac.

Une fréquentation au rendez-vous

Cette édition 2026 confirme la vitalité des grands festivals d'été. Sur l'ensemble des quatre jours, la manifestation a attiré de l'ordre de 125 000 festivaliers, un niveau de fréquentation solide, signe que le public reste au rendez-vous malgré un contexte parfois difficile pour le secteur.

Car les festivals de plein air doivent composer, cet été encore, avec la chaleur : l'édition s'est en partie déroulée sous des températures élevées, obligeant les organisateurs à renforcer les dispositifs pour protéger le public (points d'eau, zones d'ombre, vigilance sanitaire).

Près de quarante ans d'histoire

Créées en 1989, les Eurockéennes se sont imposées au fil des décennies comme l'un des plus importants festivals de musiques actuelles en France. D'année en année, elles ont accompagné l'évolution des goûts, accueillant aussi bien les légendes du rock que les nouvelles stars de la pop, du rap ou des musiques électroniques.

Le rideau tombé, place déjà aux souvenirs, et à la préparation de la prochaine édition. Preuve, s'il en fallait, que l'appétit pour la musique live, partagée et en plein air, ne se dément pas.