Le patron des communistes reste en place. Fabien Roussel a été largement réélu secrétaire national du Parti communiste français (PCF) lors du congrès du parti, rapporte Le Parisien. Il a recueilli, selon Le Figaro, autour de 70 % des voix.
Cap sur 2027
Cette réélection est aussi un signal politique. Fabien Roussel, déjà candidat en 2022, a fait « un pas de plus » vers une nouvelle candidature à l'élection présidentielle de 2027, souligne Franceinfo. Le secrétaire national s'est dit prêt à repartir au combat si les militants le décident, la désignation officielle du candidat communiste devant intervenir à l'automne.
Une ligne d'autonomie qui divise
Le maintien de Roussel à la tête du parti relance un débat qui traverse toute la gauche. Le dirigeant communiste défend une candidature autonome du PCF, refusant de fondre son parti dans une coalition où il perdrait sa visibilité. Une position qui séduit une partie des militants attachés à l'identité communiste, mais que d'autres, à l'intérieur comme à l'extérieur du parti, jugent risquée.
Signe de ces tensions, le texte d'orientation défendu par la direction a recueilli un soutien plus mesuré que la personne de Roussel, révélant des divergences stratégiques sur la conduite à tenir face à La France insoumise et au reste de la gauche.
Le souvenir de 2022
En toile de fond plane le souvenir de la présidentielle de 2022. Avec un peu plus de 2 % des voix, Fabien Roussel s'était attiré les reproches d'une partie de la gauche radicale, qui l'accuse d'avoir contribué à priver Jean-Luc Mélenchon d'une place au second tour. Un contentieux qui n'a jamais été soldé et qui pèse encore sur les discussions d'union.
En confirmant Roussel dans ses fonctions, les communistes font donc un choix clair : celui de peser dans le jeu à gauche avec leur propre candidat, quitte à raviver les querelles de famille. La décision finale, elle, appartiendra aux adhérents, appelés à trancher dans les prochaines semaines.



