Rouler à l'électrique sans se ruiner : c'est la promesse du « leasing social », dont le gouvernement lance ce jeudi la troisième édition, rapporte Le Progrès. Un dispositif qui, à chacune de ses ouvertures, a été pris d'assaut.

Le principe

Le leasing social permet à des ménages modestes de louer une voiture électrique neuve, en location longue durée, moyennant un loyer réduit, généralement autour de 100 à 150 euros par mois, et sans apport à verser au départ. L'État prend en charge une partie du coût, via une aide d'autant plus généreuse que le véhicule est produit en Europe.

Concrètement, plusieurs constructeurs, notamment français, proposent leurs modèles les plus abordables, souvent des citadines. L'objectif affiché est double : rendre la mobilité électrique accessible à ceux qui en sont aujourd'hui exclus par le prix, et soutenir la filière automobile européenne.

Pour qui, et à quelles conditions

Le dispositif s'adresse aux foyers dont le revenu fiscal de référence par part reste en dessous d'un plafond, fixé par les pouvoirs publics. Il faut par ailleurs justifier d'un besoin réel de la voiture : soit un trajet domicile-travail suffisamment long, soit un usage professionnel important au fil de l'année.

Le véhicule doit aussi répondre à des critères de prix et d'empreinte environnementale, afin de cibler des modèles réellement « propres » et raisonnablement abordables. Autant de garde-fous destinés à réserver l'aide à ceux qui en ont le plus besoin, et à éviter les effets d'aubaine.

Des places qui partent vite

Le succès des éditions précédentes en dit long sur l'attente. La première vague, en 2024, avait vu son quota de dizaines de milliers de dossiers atteint en quelques semaines à peine, contraignant l'État à fermer le guichet plus tôt que prévu. La deuxième édition avait connu un engouement comparable.

Pour cette troisième vague, la même ruée est probable. Si vous êtes éligible et intéressé, mieux vaut donc ne pas tarder : les candidatures se font auprès des concessionnaires participants et sur la plateforme dédiée. Reste que le dispositif interroge aussi sur le fond. Financer, sur fonds publics, l'accès à la voiture individuelle électrique répond à un besoin social réel, mais soulève la question de son coût pour les finances de l'État et de sa place dans une politique de mobilité plus large. En attendant, pour des milliers de ménages, il offre une porte d'entrée concrète vers une voiture neuve, longtemps hors d'atteinte.