Voilà une nouvelle qui va soulager les amateurs de salades et de cuisine méditerranéenne. Après des années de hausse spectaculaire, la crise de l'huile d'olive touche à sa fin : le marché se stabilise et les prix commencent à baisser, rapporte BFMTV.
La fin d'une flambée
Ces dernières années, l'huile d'olive était devenue un produit de luxe malgré elle. Sur les étagères des supermarchés, les prix avaient grimpé de façon vertigineuse, atteignant des records et poussant certains consommateurs à en réduire l'usage, voire à s'en passer. Un comble pour un ingrédient de base de l'alimentation.
Cette période semble désormais derrière nous. Les cours reculent nettement par rapport aux sommets atteints, et cette détente commence à se répercuter sur les prix en rayon. L'huile d'olive redevient peu à peu accessible, sans pour autant retrouver les niveaux d'avant-crise.
La sécheresse espagnole en cause
Pour comprendre cette envolée passée, il faut regarder du côté de l'Espagne, premier producteur mondial et fournisseur majeur du marché français. Le pays a subi des sécheresses à répétition, qui ont durement affecté ses oliveraies, en particulier en Andalousie, cœur de la production. Récoltes en chute libre, offre insuffisante : la mécanique des prix s'est emballée.
C'est l'illustration parfaite de la sensibilité de notre alimentation aux aléas climatiques. Quand un producteur aussi central que l'Espagne voit sa récolte s'effondrer, ce sont les prix dans toute l'Europe, y compris en France, qui s'envolent.
Le retour de l'offre
La détente actuelle s'explique par un rebond de la production. Après les mauvaises années, les récoltes se sont nettement redressées en Espagne et dans le bassin méditerranéen, souligne la presse spécialisée. Une offre plus abondante a permis de reconstituer les stocks et de casser la spirale de la pénurie.
Résultat : l'équilibre entre l'offre et la demande se rétablit, et avec lui, des prix plus raisonnables. Pour le consommateur français, dont l'huile d'olive provient surtout d'Espagne et d'Italie, cela se traduit par un peu d'air retrouvé dans le panier de courses.
Une accalmie à surveiller
Attention toutefois à ne pas crier victoire trop vite. La menace qui a provoqué la crise, la sécheresse, n'a pas disparu, bien au contraire. Une partie des oliveraies reste exposée au manque d'eau, et une mauvaise saison pourrait de nouveau tendre le marché.
Le prix de l'huile d'olive restera donc, à l'avenir, étroitement lié à la météo du sud de l'Europe. Pour l'heure, la baisse est bien là, et c'est une bonne nouvelle pour les ménages. Mais elle rappelle aussi, en creux, combien nos assiettes sont désormais suspendues aux caprices d'un climat de plus en plus imprévisible.



