« Parmi les plus préparés » : le point de vue du secteur
Après plusieurs évacuations de campings liées aux feux du sud, un responsable de la filière l'affirme : les campings comptent « parmi les établissements touristiques les plus préparés » face au risque d'incendie. Un point de vue de professionnel, qu'il faut prendre pour ce qu'il est — mais qui s'appuie sur un cadre réglementaire réel et contraignant.
Débroussailler, la première ligne de défense
La mesure la plus efficace se joue avant même le moindre départ de feu : le débroussaillement. Dans les zones exposées, la loi impose de dégager la végétation sur un large périmètre autour des installations — de l'ordre de plusieurs dizaines de mètres, selon les arrêtés locaux. L'objectif : priver les flammes de combustible et créer une zone tampon qui ralentit leur progression et protège les personnes.
Alerter et évacuer vite
Le deuxième pilier, c'est l'organisation de l'alerte et de l'évacuation. Les campings doivent disposer de moyens d'alarme audibles sur tout le terrain, de jour comme de nuit, de plans d'évacuation affichés et de points de rassemblement identifiés, ainsi que d'un personnel formé aux consignes de sécurité. Des exercices permettent, en principe, de rôder ces procédures avant la haute saison. (Le détail des obligations varie selon la taille et la localisation de l'établissement ; nous en présentons ici les grands principes.)
Barbecues, cigarettes : les gestes interdits
En période et en zone à risque, la prévention passe aussi par des interdictions simples : pas de feu ni de barbecue au charbon en secteur forestier, prudence absolue avec les cigarettes, respect des arrêtés préfectoraux qui peuvent proscrire tout usage du feu. Ces règles, parfois perçues comme tatillonnes, sont en réalité au cœur de la prévention : l'immense majorité des incendies sont d'origine humaine.
Ce que le vacancier peut faire
Côté campeur, quelques réflexes font la différence. Dès l'arrivée, repérer le plan d'évacuation, la sortie et le point de rassemblement. Se renseigner sur le niveau de risque du jour, souvent publié par les préfectures. Et surtout, en cas d'alerte, ne pas traîner : suivre les consignes du personnel, gagner le point de rassemblement, laisser ses affaires. Un séjour serein, c'est aussi un séjour où l'on sait, avant tout incident, comment réagir. La sécurité, dans un camping comme ailleurs, est l'affaire de tous.



