Trente ans de réclusion requis
Devant la cour d'assises des Yvelines, l'accusation a requis trente ans de réclusion criminelle contre la femme jugée pour le meurtre de Corinne Di Dio, tuée en 1995. Surnommée « Ma Dalton » par la presse, l'accusée, aujourd'hui âgée de près de 80 ans, comparaît plus de trois décennies après les faits.
Une précision essentielle : une réquisition est la peine que demande le ministère public. Elle ne préjuge en rien de la décision finale, qui revient à la cour et au jury. À ce stade, l'accusée reste présumée innocente.
Un cold case rouvert
L'affaire remonte à l'été 1995 : Corinne Di Dio, âgée d'une trentaine d'années, disparaît, avant que son corps ne soit retrouvé peu après. L'enquête, longtemps restée sans réponse, a connu plusieurs interruptions avant d'être relancée des années plus tard, à la faveur d'éléments nouveaux. C'est ce patient travail de réexamen — caractéristique des affaires dites « cold cases » — qui a permis la tenue de ce procès tardif. (Le détail des faits, des dates et des éléments de preuve est rapporté par les sources et, sur plusieurs points, reste à préciser ; nous restons prudents sur ce qui n'est pas formellement établi à l'audience.)
La justice face au temps
Ce dossier illustre la capacité — et la difficulté — de la justice à juger des faits très anciens. Trente ans après, les souvenirs s'estompent, les preuves matérielles se raréfient, mais l'exigence de vérité demeure, pour la mémoire de la victime comme pour les droits de la défense. La création, ces dernières années, de pôles spécialisés dans les affaires non élucidées a redonné une chance à des dossiers que l'on croyait clos.
Le verdict de la cour d'assises est désormais attendu. Il dira si la peine prononcée suit, ou non, les réquisitions de l'accusation. ActuBrief rendra compte de la décision, dans le strict respect de la présomption d'innocence jusqu'à son prononcé.


