Il n'en finit plus de surprendre. Arthur Fery, invité de dernière minute dans le tableau de Wimbledon, s'est hissé jusqu'en demi-finale en écartant le finaliste de Roland-Garros, l'Italien Flavio Cobolli, rapporte Le Parisien.

Une première en Grand Chelem

Pour ce joueur au classement modeste, entré dans le tournoi grâce à une invitation (« wild card »), atteindre le dernier carré d'un tournoi du Grand Chelem est une première, et un exploit retentissant. Après avoir déjà créé la sensation aux tours précédents, il confirme, en battant un finaliste de Roland-Garros, que son parcours n'a rien d'un feu de paille, souligne L'Équipe.

Sur le gazon londonien, terrain propice aux surprises, Fery s'est appuyé sur un jeu solide et un mental à toute épreuve pour renverser la hiérarchie, porté par un public britannique conquis par son épopée.

Un profil hors norme

Ce qui rend l'histoire savoureuse, c'est le parcours atypique du joueur. Né à Sèvres, dans les Hauts-de-Seine, Arthur Fery a grandi et s'est construit sous les couleurs de la Grande-Bretagne. Passé par le tennis universitaire américain, à Stanford, il a suivi une trajectoire à contre-courant des filières classiques, avant de tenter sa chance sur le circuit professionnel.

Le voici donc porte-drapeau inattendu du tennis britannique, alors même qu'il est, par sa naissance, un enfant de la région parisienne. Une double appartenance qui ajoute au charme de son aventure, et ne manque pas d'attirer l'attention des deux côtés de la Manche.

La suite, sans pression

En demi-finale, Fery affrontera un adversaire d'un tout autre standing, l'un des cadors encore en lice. Sur le papier, l'écart est immense. Mais c'est précisément cette position d'outsider absolu qui fait sa force : sans rien à perdre, libéré de la pression des favoris, il peut jouer son tennis à plein.

Quelle que soit l'issue, son parcours restera l'une des belles histoires de cette édition de Wimbledon. Pour le public français, il y a cette petite ironie : suivre, avec un œil complice, l'épopée d'un enfant de Sèvres devenu, le temps d'une quinzaine, un héros du tennis britannique. Rendez-vous en demi-finale pour voir si le conte de fées peut encore s'écrire.