Il faudra, décidément, l'accompagner longtemps encore. À un âge où la plupart de ses rivaux d'hier ont raccroché, Novak Djokovic a livré une nouvelle bataille d'anthologie à Wimbledon, écartant Félix Auger-Aliassime en quart de finale au bout d'un match de plus de cinq heures et de cinq sets, rapporte ESPN.
Un marathon sur le gazon
La rencontre a basculé plusieurs fois, portée par des jeux décisifs et par le refus de céder des deux hommes. Le Canadien a longtemps fait douter le Serbe, poussant le duel jusqu'à l'ultime manche. Mais dans les moments décisifs, l'expérience et le sang-froid de Djokovic ont fait la différence, comme si souvent au cours de sa carrière.
Une victoire arrachée à l'usure, dans un match que le principal intéressé range parmi ceux « qui restent dans l'histoire », confie-t-il à L'Équipe.
La longévité comme signature
Ce qui frappe, c'est la constance d'un champion capable, année après année, de tenir le rythme des meilleurs sur cinq sets. Là où beaucoup voyaient un déclin annoncé, Djokovic continue de repousser les limites, mêlant condition physique, intelligence de jeu et endurance mentale.
Chaque nouvel exploit vient enrichir un palmarès déjà hors norme et alimenter le débat sur sa place parmi les plus grands de l'histoire du tennis. À ce niveau, la motivation ne se discute plus : elle se prouve, match après match.
Un choc en demi-finale
La récompense de cet effort, c'est un rendez-vous au sommet. En demi-finale, Djokovic affrontera Jannik Sinner, le numéro un mondial, symbole de la nouvelle génération. Un duel entre l'expérience et la jeunesse, entre le maître aux innombrables titres et l'un de ceux qui incarnent l'avenir du circuit.
Pour Auger-Aliassime, l'aventure s'arrête au pied du dernier carré, mais avec les honneurs : avoir poussé une telle légende dans ses retranchements pendant plus de cinq heures restera une performance de premier plan.
Reste à savoir si Djokovic aura récupéré de cette débauche d'énergie pour aborder Sinner. Une chose est sûre : à Wimbledon, tant qu'il tient une raquette, l'histoire n'est jamais tout à fait écrite d'avance.



