Le football français pleure l'un des siens. Éric Roy, milieu de terrain devenu dirigeant puis entraîneur, est mort le 17 juin 2026 à l'âge de 58 ans, des suites d'un cancer. Ce mardi 23 juin, ses obsèques se sont tenues en la cathédrale Sainte-Réparate de Nice, dans la ville qui l'a vu naître et grandir.

Un enfant de Nice, fils d'Aiglon

Né le 26 septembre 1967 à Nice, Éric Roy était le fils de Serge Roy, lui-même joueur de l'OGC Nice. Formé au club, il passe professionnel en 1988 et portera le maillot rouge et noir sur deux périodes (1988-1992 puis 2002-2004), pour un total de 154 matches, rappelle l'OGC Nice dans son hommage.

Une carrière de joueur dense

Entre ses deux passages niçois, Éric Roy a écrit une belle carrière de milieu de terrain, évoluant notamment à l'Olympique Lyonnais et à l'Olympique de Marseille, avant de tenter l'aventure anglaise à Sunderland, en Premier League. Il revient ensuite boucler la boucle à Nice, où il raccroche les crampons en 2004.

« L'homme aux mille casquettes » du Gym

C'est après sa carrière de joueur qu'Éric Roy a multiplié les fonctions à l'OGC Nice, au point d'y être surnommé « l'homme aux mille casquettes » : communication et marketing, direction sportive, intérim sur le banc de l'équipe première (2010-2011) pour contribuer au maintien en Ligue 1, puis direction générale jusqu'en 2012. Une longue histoire d'amour avec le club de sa ville.

Une dernière aventure réussie à Brest

En janvier 2023, Éric Roy revient sur un banc de touche en rejoignant le Stade Brestois comme entraîneur. Là, malgré la maladie, il réalise l'exploit de qualifier le club finistérien pour la Ligue des champions pour la première fois de son histoire — l'un des plus beaux parcours du football français récent.

Une vague d'hommages

Depuis l'annonce de son décès, les hommages se sont multipliés. À Brest, plus d'un millier de supporters se sont rassemblés devant le stade Francis-Le Blé, déposant fleurs et messages. L'équipe de France a observé une minute de silence avant un entraînement, et le président niçois Jean-Pierre Rivère a salué « un parcours remarquable » et le « courage exceptionnel » d'un homme resté digne face à la maladie. Ce mardi à Nice, c'est à un enfant du pays — joueur, dirigeant et entraîneur — que ses proches, le monde du football et toute une ville ont rendu un dernier hommage.