C'est un tournant majeur pour l'un des clubs historiques du football français. L'Olympique lyonnais change de mains : Michele Kang, femme d'affaires américaine déjà à la tête de la section féminine, l'OL Lyonnes, devient l'actionnaire principale du club masculin. L'opération met fin à l'ère mouvementée de John Textor et de son groupe Eagle Football, confirme la presse spécialisée.

Une prise de contrôle et un assainissement financier

Selon les modalités rapportées, Michele Kang rachète la part de capital majoritaire détenue jusqu'ici par l'entité associée à l'ère Textor, pour un montant évalué autour de 30 millions de dollars (À VÉRIFIER), et s'engage à injecter plusieurs dizaines de millions d'euros dans le groupe sur les deux prochaines saisons (À VÉRIFIER). Surtout, l'opération s'accompagne d'un effacement massif de dette et d'un accord avec les créanciers, rapporte Lyon Foot. Le club doit ainsi sortir de l'écosystème Eagle Football pour retrouver une identité propre.

Qui est Michele Kang ?

Femme d'affaires américaine d'origine sud-coréenne, diplômée de l'université de Chicago et de Yale, Michele Kang s'est imposée comme une figure de l'économie du sport féminin. Elle possède déjà les Washington Spirit (NWSL), les London City Lionesses et l'OL Lyonnes, réunis sous son holding Kynisca Sports International. En reprenant l'OL masculin, elle rassemble désormais sous une même autorité les deux faces du club rhodanien.

Un club au bord du gouffre

Le rachat intervient dans un contexte de crise profonde. Sous John Textor, arrivé en 2022, la dette du club a explosé, dépassant largement les 500 millions d'euros selon les estimations. Le gendarme financier du football, la DNCG, avait prononcé une rétrogradation administrative en Ligue 2, un épisode aux multiples rebondissements (calendrier et issue définitive À VÉRIFIER).

Ce qui change, et les défis

Pour les supporters, l'arrivée de Michele Kang représente l'espoir d'une stabilisation après des mois d'incertitude, et la perspective de synergies inédites entre équipes masculine et féminine. Mais les défis restent immenses : même allégée, la dette demeure lourde, et la finalisation de l'accord reste conditionnée au maintien de l'OL en Ligue 1 par la DNCG (À VÉRIFIER). Sans feu vert du gendarme financier, l'ensemble du montage pourrait être remis en cause. Le sauvetage n'est donc pas tout à fait scellé.