Vingt-six ans après le premier opus, Woody et Buzz l'Éclair n'ont rien perdu de leur force d'attraction. Sorti le 21 juin aux États-Unis, « Toy Story 5 » a réalisé le plus gros démarrage de l'année et, surtout, le meilleur week-end d'ouverture jamais enregistré par la franchise.

Des chiffres qui donnent le vertige

Le film a engrangé 160 millions de dollars sur le seul marché nord-américain pour son premier week-end, auxquels s'ajoutent 152 millions à l'international, soit un total mondial de 312 millions de dollars, selon Variety. La comparaison avec le précédent volet est sans appel : « Toy Story 4 » avait ouvert à 120,9 millions en Amérique du Nord en 2019, rappelle le Hollywood Reporter. Hors des États-Unis, les meilleurs démarrages ont été réalisés au Mexique, au Royaume-Uni, en Chine et en France.

Le deuxième meilleur lancement d'un film d'animation

Malgré ce record de franchise, « Toy Story 5 » ne détrône pas tout le monde. Son ouverture nationale en fait le deuxième plus gros démarrage de l'histoire pour un film d'animation aux États-Unis, derrière « Les Indestructibles 2 » (182,7 millions en 2018). À l'international, il s'agit du deuxième meilleur lancement de l'histoire de Pixar, derrière « Vice-versa 2 ». Avec un budget estimé à 250 millions de dollars, le studio a déjà sécurisé une bonne part de la rentabilité dès le week-end de sortie.

Pixar prouve que la marque tient toujours

Ce démarrage tombe à point nommé pour Pixar et sa maison mère Disney. Avant ce cinquième épisode, les quatre premiers « Toy Story » avaient déjà cumulé plus de 3 milliards de dollars dans le monde. Le scénario joue d'ailleurs sur une corde très contemporaine : les jouets traditionnels affrontent l'attrait des écrans, à travers une tablette intelligente qui captive leur jeune propriétaire — mise en abyme presque ironique, à l'heure où l'industrie s'interroge sur l'attention des plus jeunes.

Surtout, ce score confirme une tendance lourde du box-office : les suites animées issues de marques fortes restent les valeurs les plus sûres en salles. Après le carton de « Vice-versa 2 », Pixar démontre une nouvelle fois que la fidélité du public à ses univers ne se dément pas — pour le meilleur, et au risque, pointent certains observateurs, d'un cinéma de plus en plus dépendant de ses franchises.