La gagnante de Wimbledon 2023 est lourdement sanctionnée. La Tchèque Marketa Vondrousova a été suspendue quatre ans par l'Agence internationale d'intégrité du tennis (ITIA), instance chargée de la lutte antidopage dans le tennis. Un point mérite d'être souligné d'emblée : il ne s'agit pas d'un contrôle positif, mais d'un refus de se soumettre à un test.

Ce qui lui est reproché

Le manquement remonte au 3 décembre 2025. Selon l'ITIA, un agent de contrôle s'est présenté ce soir-là au domicile de la joueuse pour un test hors compétition, sans que celle-ci fournisse d'échantillon. Aux termes des règles antidopage, refuser ou éviter un prélèvement constitue une violation distincte d'un test positif, mais traitée avec la même sévérité : le point de départ d'une sanction pour refus de test « doit être le même que pour un contrôle positif », rappelle l'agence, ce qui explique la durée maximale de quatre ans.

La défense de la joueuse

Vondrousova a contesté les conditions du contrôle. D'après ses explications, l'agent n'aurait pas décliné clairement son identité et aurait exigé un test immédiat tard le soir, vécu comme une intrusion. Elle a invoqué la peur suscitée par cette visite tardive, en référence à l'agression au couteau subie à son domicile par sa compatriote Petra Kvitova en 2016, et fait état de troubles anxieux. Le tribunal indépendant a toutefois estimé que ces éléments n'offraient « aucune justification convaincante ».

Conséquences et appel

La suspension court jusqu'en juin 2030. Pendant cette période, Vondrousova ne peut ni jouer, ni entraîner, ni assister aux épreuves reconnues par les instances du tennis. À 26 ans, elle reprendrait la compétition à 30 ans, ce qui hypothèque la suite d'une carrière marquée par son sacre surprise à Wimbledon et une médaille d'argent olympique à Tokyo en 2021. La décision n'est pas définitive : la joueuse peut faire appel devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), rapporte RTÉ. À ce stade, rien ne permet d'affirmer qu'elle s'est dopée : la sanction porte exclusivement sur le refus de contrôle, une infraction procédurale, comme le détaille Tennis.com.