Cap sur les minerais

La Nouvelle-Zélande veut faire de ses ressources minières un moteur économique. Le gouvernement vise à doubler la valeur de ses exportations minérales d'ici 2035 et délivre des permis d'exploration et d'exploitation par centaines, pour attirer les investisseurs et créer des emplois, rapporte BFMTV. L'or, dont la production pourrait atteindre son plus haut niveau depuis des décennies, est au cœur de cette stratégie. (Les chiffres précis — objectifs, permis, emplois — varient selon les sources et sont à confirmer.)

L'or, valeur refuge

Le calendrier n'est pas un hasard : les cours de l'or évoluent à des niveaux records, ce qui rend les projets miniers nettement plus rentables. Wellington a aussi mis en place des procédures d'autorisation accélérées pour les projets jugés d'importance nationale, espérant des retombées en termes d'emplois et de revenus, en particulier dans les régions.

Une opposition déterminée

Mais cette relance suscite une vive résistance. Les défenseurs de l'environnement alertent sur les impacts écologiques de l'extraction minière : atteinte aux écosystèmes, pollution des sols et de l'eau. De leur côté, des communautés maories dénoncent une exploitation de ressources qu'elles considèrent comme un patrimoine sacré (taonga), et certaines saisissent la justice pour défendre leurs droits sur les cours d'eau et les terres.

Un dilemme classique

La Nouvelle-Zélande, longtemps soucieuse de son image « verte », illustre un dilemme qui dépasse ses frontières : comment concilier développement économique, emploi et préservation de l'environnement et des droits des peuples autochtones ? La réponse du gouvernement penche aujourd'hui vers l'exploitation des ressources — un choix assumé, mais contesté, dont les effets se mesureront dans la durée.