Des plages confisquées
Chaque été, le même constat : sur de nombreuses îles grecques, les plages se couvrent de transats et de parasols loués au prix fort par des établissements privés, au point que l'accès libre au rivage devient difficile. Habitants et touristes dénoncent une privatisation rampante d'un bien public. C'est ce phénomène que l'État grec tente d'enrayer, explique Le Monde.
Des règles plus strictes
Athènes a renforcé son arsenal : obligation de laisser une large part de chaque plage libre de tout équipement, distances minimales à respecter par rapport à l'eau, attribution des concessions de manière plus encadrée, et sanctions en cas d'abus. Une application mobile permet aussi aux citoyens de signaler les infractions, et des contrôles sont menés sur le terrain. (Le détail chiffré des règles — surfaces, montants — varie selon les sources et reste à confirmer.)
Le surtourisme en toile de fond
Ces mesures s'inscrivent dans un combat plus large contre le surtourisme, qui pèse sur des destinations comme Santorin ou Mykonos, submergées en haute saison, notamment par les croisières. Au-delà des plages, c'est tout un modèle touristique qui est interrogé : comment accueillir des millions de visiteurs sans dégrader les sites, l'environnement et la qualité de vie des résidents ?
Un débat qui dépasse la Grèce
La Grèce n'est pas seule : l'Espagne, l'Italie et d'autres pays méditerranéens cherchent eux aussi à réguler les flux touristiques. La France, première destination mondiale, connaît également des débats récurrents sur l'accès au littoral et la préservation des côtes. Reste la question décisive : ces règles seront-elles réellement appliquées, face à des intérêts économiques puissants ?



