Après des semaines de tensions entre le gouvernement et la majorité sénatoriale, les parlementaires sont parvenus à un accord sur le budget des armées. Mardi 23 juin 2026, la commission mixte paritaire (CMP) a validé un texte de compromis sur l'actualisation de la loi de programmation militaire (LPM) 2024-2030, a confirmé Public Sénat.
De quoi s'agit-il ?
Le texte n'est pas une nouvelle loi mais une révision de la LPM votée en 2023, qui fixait une trajectoire de 413 milliards d'euros sur 2024-2030, rappelle LCP. Le gouvernement a souhaité l'« actualiser » pour tenir compte de la dégradation du contexte stratégique. L'accord trouvé en CMP doit désormais être confirmé par un vote dans chaque chambre.
Le montant et la trajectoire
Le compromis revient à la version du gouvernement : un effort supplémentaire de 36 milliards d'euros, portant le total de la mission « Défense » à 436 milliards sur 2024-2030. La majorité sénatoriale réclamait au départ 50 milliards. Les sénateurs ont toutefois obtenu une inflexion : 1,2 milliard avancé sur 2028, mais « à enveloppe constante » (au détriment de 2029-2030), précise le Sénat. L'objectif reste de porter l'effort de défense à 2,5 % du PIB en 2030, puis 3,5 % à l'horizon 2035, conformément à l'engagement OTAN.
Pourquoi cette hausse, et ce qu'elle finance
L'actualisation est justifiée par un horizon de menace assumé — un risque de guerre de haute intensité avec la Russie d'ici 2030 — sur fond de guerre en Ukraine et de réarmement européen. Selon LCP, le texte prévoit notamment des crédits pour reconstituer les stocks de munitions, renforcer la lutte anti-drones et la dissuasion (chiffres précis À VÉRIFIER), et crée un service national volontaire pour les 18-25 ans. Un nouvel « état d'alerte de sécurité nationale » est aussi instauré, détaille Vie publique.
Les débats et la suite
Le parcours a été heurté : le Sénat avait d'abord rejeté la rallonge avant que la CMP ne rétablisse la trajectoire. La question du financement, dans un contexte de dette élevée, reste posée. Les conclusions de la CMP doivent être examinées par le Sénat le 30 juin, puis par l'Assemblée le 1er juillet ; un vote conforme scellerait l'adoption avant l'été (calendrier À VÉRIFIER).



