La France tient sa carte. La commission exécutive du Comité international olympique (CIO) a approuvé la carte des sites proposée par les organisateurs des Jeux olympiques d'hiver 2030, dans les Alpes françaises. Déjà validé par le comité d'organisation, le document ouvre la voie à un vote final attendu fin juin. La France organisera ces Jeux d'hiver près de quarante ans après Albertville 1992.
Ce qui a été validé
La carte s'organise autour de grands pôles. En Savoie, le ski alpin se partage entre Val d'Isère (épreuves techniques) et Courchevel (vitesse) ; La Plagne doit accueillir bobsleigh, luge et skeleton. Le Grand-Bornand hériterait du biathlon, La Clusaz du ski de fond, tandis que Montgenèvre et le secteur de Serre-Chevalier sont associés au freestyle et au ski-alpinisme. Grande nouveauté : la métropole de Lyon concentre désormais l'ensemble des sports de glace (hockey, patinage, short-track, curling).
Les changements par rapport au projet initial
La carte diffère sensiblement de la candidature. Nice est écartée : l'opposition de son maire à une patinoire temporaire à l'Allianz Riviera a conduit au transfert des épreuves de glace vers Lyon, rapporte Nice Presse. Val d'Isère fait son retour dans le dispositif. Autre point notable : le patinage de vitesse longue piste devrait se dérouler hors de France, à l'anneau de Heerenveen (Pays-Bas), faute d'équipement adapté — une première pour des Jeux français.
Coûts, héritage et calendrier
Le budget du comité d'organisation est annoncé autour de 2,1 milliards d'euros, majoritairement financé par des recettes privées, mais le volet financier reste sous tension (un risque de déficit à la charge des collectivités est évoqué, montants à confirmer). Les organisateurs mettent en avant un héritage « utile et durable » pour des territoires de montagne confrontés au changement climatique. La stabilisation de la carte était jugée urgente par les fédérations ; restent à confirmer le vote final et la répartition précise des disciplines, détaille France 3.



